Bio

Je suis née la même année qu’Amnesty International et Sophie la girafe. J’ai vécu les vingt premières années de ma vie dans un village des Ardennes à la frontière belge. Je porte le nom d’un petit village meusien entièrement détruit pendant la guerre de 14-18, la butte de Vauquois. J’ai joué enfant à proximité des forts de la ligne Maginot. J’ai étudié dans la ville de Rimbaud. J’ai vécu à Châlons en Champagne, Clermont-Ferrand, aujourd’hui à deux pas de Bordeaux. Quelques mois à Londres et Douarnenez. J’aime marcher le long de la Garonne. J’ai milité longtemps dans des associations de solidarité internationale jusqu’au jour où je n’ai plus trouvé de sens à cet engagement. J’admire ceux qui poursuivent la lutte sans découragement. J’aime découper, coller, déchirer, aquareller, acryliquer, photographier, mettre les mains dans la matière et créer des carnets de voyages. J’ai découvert l’écriture en 2018 le jour où j’ai osé pousser la porte de l’atelier d’écriture de Claire Lecoeur. Je ne savais pas ce jour là que j’allais apprendre à écrire et aussi à lire. Je participe aux ateliers d’écriture de François Bon. J’aime écrire sur l’esprit des lieux arpentés. J’ai écrit sur les villes de Sète et Saint-Germain-en-Laye, un voyage au Québec, les rencontres photos d’Arles. J’aime et me nourris du cinéma d’Agnès Varda, Jacques Demy. Chantal Akerman et tant d’autres. J’aime la poésie de Josephine Bacon, Etel Adnan et Laura Vasquez. Nathalie Sarraute, Virginia Woolf et Marguerite Duras. Julien Gracq et Claude Simon. Je lis, j’écris, marche pour consolider mes cabanes. Je l’ai compris en lisant le livre Nos cabanes de Marielle Macé.