Pour alimenter réflexion écriture – Continuer à construire mes cabanes – Garder en mémoire
JANVIER
Anne SEXTON – Tu vis ou tu meurs – Œuvres poétiques (1960-1969) – Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sabine Huynh – Préface de Patricia Godi
LU SUR SITE EDITION DES FEMMES :
Tu vis ou tu meurs est reconnu comme un chef-d’œuvre.
« Si l’exploration des liens de parenté occupe une place centrale dans la poésie d’Anne Sexton, sa nouveauté réside aussi, fondamentalement, dans la venue à l’écriture de l’autre relation qui a interrogé la psychanalyse, à laquelle la culture androcentrée s’est généralement peu intéressée, contrairement à la relation entre père et fille, entre père et fils, mère et fils : la relation des mères et des filles. Dès lors que le sujet lyrique se situe en tant que fille dans nombre de poèmes, de même qu’en tant que génitrice, l’œuvre entreprend doublement de pallier le silence qui a entouré les généalogies féminines » P.G.
Les quatre recueils présents dans cette édition sont traduits pour la première fois en français par Sabine Huynh, qui a fait de la traduction de l’œuvre d’Anne Sexton un projet de vie. Un cinquième recueil, intitulé Transformations, sera publié prochainement.
Lydie SALVAYRE – L’Honneur des Chiens – L’Ire des Marges – 2024
» Je les appelle mes bons chiens, mes chiens crottés, mes chiens pauvres,
mes chiens calamiteux, mes chiens errants.
Des textes dits de circonstances,
écrits sur un coup de cœur ou un coup de sang.
Des textes pauvres parmi les pauvres.
Mais des textes libres.
Des textes qui mordent, griffent, ou s’émerveillent, sans se soucier du reste. »
Sylvia BARON-SUPERVIELLE – Un été avec Geneviève ASSE – EdiMARStion L’Echoppe – 1996
Livre chiné dans la librairie d’occasion Sillage, rue Linné Paris 5e, passionnant portrait d’artiste.
FEVRIER
André des GACHONS – La veille du ciel – Aquarelles météorologiques – Edition Phenomene – 2025


Vassili GOLOVANOV – Éloge des voyages insensés – L’Île – Verdier – 2008
L’île polaire de Kolgouev est le cœur du récit. C’est en lui donnant une dimension imaginaire que Golovanov parvient à décrire avec le plus de fidélité cet espace géographique et mental.
Sandra MOUSSEMPES – Exercices d’incendie [Biennale internationale des poètes en val de marne] – Edition Fourbis 1994
François BON – La ville est ce cri [une suite de notations urbaines faites directement au volant] – Tiers livre éditions – 2019
Florence JOU – Vermeille – Fiction climatique – avril 2026 – Editions de l’Attente
Dans un futur proche, une sécheresse chronique ravage les terres du sud de la France. Une nuit de juillet, un vent brûlant anéantit la plupart des vignes de Jo. Ultime représentante d’une communauté de vignerons engagés, elle tient tête au monde qui se détraque, aux avidités de l’e-agriculture, et tente de survivre à l’exode de son entourage. Avec panache dans le désespoir. Accompagnée de Wanda et Ferhat, ses derniers complices, jusqu’où Jo pourra-t-elle résister ? Un récit climatique, innervé par une énergie éco-féministe, où faire du vin est une survivance rituelle, comme une danse au-dessus du brasier [extrait web éditions de l’Attente]
Gracia BEJJANI – Sobhiyé, Corps de femmes – Accro Editions – 2026
Beyrouth, années soixante-dix. Dans le quartier chrétien d’Achrafieh, la narratrice et ses amies, Hanane et Nayla, grandissent entre Orient et ouverture à l’Occident. En hissant leurs voix, elles se souviennent des épreuves fondatrices de l’enfance et des subtilités du monde des femmes, au cœur d’une société dominée par les hommes. C’est dans l’intimité de la maison, des gestes et des rituels, que l’autrice nous entraîne pour dire la force de résistance de ces femmes, au quotidien d’abord, puis plus tard, face à la guerre. [extrait 4e de couverture]
MARS
François BON – Mémoires machines – Mécanique et Temps machine – 2026 réédition – Le Tiers livre (Verdier 1993 – 2001 Mécanique)
Milène TOURNIER – Journal ouvert – Le castor Astral – 2026
» Milène Tournier marche plus d’une vingtaine de kilomètres par jour. Ses balades, en ville ou à la campagne, sont la matière de son écriture. Le jour où son état de santé se dégrade, l’obligeant à se , elle décide de tenir un journal. Elle réunit un ensemble de réflexions et d’observations sur ce corps qui lâche, les conséquences sur son écriture, l’accompagnement de ses proches et les souvenirs que cette période fait remonter en elle. » (extrait Site Castor Astral)
Sophie COIFFIER – Petit précis d’évaporation – L’Ire des Marges – 2026
Extrait : « Elle échafauda un plan, afin de laisser quelque chose. Peut-être suffirait-il d’une phrase pour avoir la clef magique du monde et peut-être, et d’abord, de sa cage à elle ? »
Internet Ire des Marges : Récit poétique et autobiographique, Précis d’évaporation s’inscrit dans le questionnement que Sophie Coiffier place au cœur de son écriture : comment habiter le(s) monde(s) dont la réalité nous échappe sans cesse ?
Interrogation dont la poétesse cherche des fragments de réponses dans ces repères que sont pour elle les œuvres d’artistes de différentes époques parmi lesquels le Caravage, Courbet, Rodin, Agnès Varda ou David Hockney, mais aussi les photographies de l’album familial, ou encore les réminiscences de l’enfance, les souvenirs.
Denise DESAUTELS – L’angle noir de la joie suivi de D’où surgit parfois un bras d’horizon – Collection Poésie/Gallimard – 2022
Extrait site Gallimard : « Unanimement considérée comme une des grandes voix de la poésie nord-américaine, la québécoise Denise Desautels, née à Montréal en 1945, confie dans D’où surgit parfois un bras d’horizon : « J’écris légèrement au-dessus de la douleur ». S’expriment constamment dans ces poèmes le combat pour la joie et un amour désespéré de la vie, dans une écriture incisive et resserrée. Ici « se cherche un jardin », au cœur sensible de l’éphémère et du fragile. »
Nicole BROSSARD – Temps réel du poème
Retour du marché de la poésie de Bordeaux
- Denise DESAUTELS – Disparaître (autour de 11 oeuvres de Sylvie Cotton) – Edition L’herbe qui tremble – 2021
- Martine AUDET – Des formes utiles, Montréal, Le Noroît, 2023
Présentation marché de la poésie : Née à Montréal (Québec), MARTINE AUDET a publié, depuis 1996, une quinzaine de livres de poésie, quelques livres d’artiste et deux albums pour enfants. Elle a participé à différents événements littéraires et artistiques au Québec et ailleurs et certains de ses poèmes ont été traduits en allemand, anglais, catalan, espagnol et italien. Entre autres distinctions, elle a reçu le prix Alain-Grandbois, le Prix du Gouverneur général du Canada et le Grand prix Québecor du Festival international de la poésie de Trois-Rivières. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec, du Comité femmes du P.E.N. Québec et du Parlement des écrivaines francophones. En France, elle a publié Rêve sur rêve dans la collection fibre.s (éd. Fonds de dotation) et Contre dos un livre d’artiste conçu par Isa Slivance.
Son plus récent livre, À toute heure, est paru aux éditions du Noroît à l’automne 2025.
Martine Audet accompagne parfois son écriture de photographies ou d’interventions visuelles. - Fred LEAL – Le peigne-sans-tête & autres récits décoiffants d’un médecin de campagne – Edition l’Attente – 2025
Les récits de Fred LEAL sont complètement addictifs ! Décoiffants, dŕôles, poétiques, foutraques, engagés, émouvants ! Au retour du marché de la poésie lu d’une traite le quotidien mouvementé… de ce médecin de campagne. La mise en page un peu foutraque aussi et pourtant très organisée, guide la lecture, les personnages se répondent, se coupent la parole, les chats miaulent, les peignes recoiffent.. En un mot, j’ai adoré cet ovni littéraire ! - Lou VALSE – Néanmoins fluorescentes – Edition Aux Cailloux des Chemins 2025
Présentation maison d’édition « Vous qui entrez dans la poésie de Lou Valse, soyez prêts à disposer de ses cartes flash ou postales, à revisiter l’enfance et ces lieux qui nous visitent et nous abandonnent.
Entendre son cri, visiter ses couleurs, vous mènera, enjambant les mouches à viande, marchant sur une vive ou traversant un mur de fantômes, à user des vôtres.
Telle la traînée fluorescente d’un avion furtif dans le ciel bleu de Carcasses-les-Flots, accoudé à la balustrade, son univers vous invite à accommoder votre regard et, entraîné par le courant fort de son humanité, à installer au fil des pages une complicité poétique en « visuels stimuli » - Stéphanie CORMIER – {Corps solide} – Edition les carnets du dessert de lune – 2026
Rencontré Stéphanie lors de l’atelier d’écriture du samedi matin. Beaucoup aimé son écriture et la retouve l’après-midi derrière un stand à présenter son premier recueil édité, déclinaisonde ses corps, fiction, posé,forêt, plume…. performe ses textes sur scène.
Emmanuelle HEIDSIECK : Depuis la nuit des temps – Edition l’Attente – 2025
sur le web des éditeurs « En 2078, après l’Effondrement, une petite société basée sur l’entraide et la débrouille tente de se mettre en place dans les ruines d’un bourg du sud de la France. L’abondance d’acronymes et d’expressions trompeuses de la folie néolibéraliste du monde d’avant est jugée responsable du désastre. Pour ne pas reproduire les erreurs du passé, la communauté tente d’instaurer une langue de la simplicité qui bannit les sigles et remet en question les expressions imagées. Jusqu’au choix des prénoms, dorénavant piochés dans le registre de l’âge d’or hollywoodien.
Antoine Rougemont, fringant survivant âgé de 125 ans, est interrogé pour une étude sur les dérives de l’ancien temps par Tracy, 27 ans, lors d’entretiens dont les résumés ponctuent la narration.
Non dénuée de drôlerie, cette fiction d’anticipation constitue un plaidoyer pour les droits sociaux, et dépeint un futur possible tout en explorant les thèmes éternels du vieillissement, de l’amour et de la trahison« .
AVRIL

KIM NGUYEN – Parce que Perec – L’oeil ébloui – 15/53 – 2026 pour la traduction française de Marielle Leroy
Marcelline DELBECQ – D’Ellis Island – L’oeil ébloui – n° 16/53 – mars 2026
Sereine BERLOTTIER – Ce qui passe, passe : voix de georges Perec – L’oeil ébloui – n° 17/53 – mars 2026
Aurélie OLIVIER – Mon corps de ferme – éditions du commun – 2023
« J’ai vécu 18 ans à l’intérieur d’une ferme
j’ai vécu 18 ans à l’extérieur d’une ferme
j’ai la majorité des deux côtés j’en ai assez des deux côtés »
Sally ROONEY – Normal People – 2018 – 2021 pour la traduction en français de Stéphane Roques chez l’Olivier
Julien d’ABRIGEON – Qui tombe des étoiles – Editions Le Quartanier – Editions du Commun2025
Christa McAuliffe a rêvé de l’espace toute sa vie et, le 28 janvier 1986, elle s’embarque comme astronaute civile dans la navette Challenger. Le peintre Nicolas de Staël dévoile la face sombre de ses amours. La parapentiste Ewa Wiśnierska est aspirée par un gigantesque cumulonimbus, et l’ex-éleveur de bétail dans la pampa Jean S. Barès, rentré en France millionnaire, entreprend de réformer l’orthographe et pourquoi pas le monde. Le pilote d’essai Adolphe Pégoud trompe la mort par des pirouettes à la veille de la Grande Guerre. Elizabeth Holmes, valeur montante de la biotech, promet de révolutionner l’analyse sanguine.
Un grimpeur trébuche, une trapéziste s’élance, des oligarques russes tombent de leur balcon… (Extrait web édition Quartanier).
Rencontré aux escales du livre 2026, lecture lors de la soirée de la Maison de la poésie
Thierry METZ – Le journal d’un manoeuvre – Editions Gallimard 1990 – Folio 2024